Voici la première version de mon premier papier pour mon stage à Politis. Il a été minutieusement repris. A la virgule près parce que visiblement l'écriture journalistique est une question de rigueur.
Des dizaines de familles subissent le harcèlement d’une équipe de maître-chien, envoyée par le nouveau propriétaire de leur camping, le riche promoteur immobilier Alain Dumenil.
« Les vigiles s’en sont pris à la maison de mon voisin, se souvient Cyril Perennes, habitant d’un mobile home dans le parc du château d’Alincourts. Ils ont pris des bouteilles et ont aspergé le bungalow en criant « sortez de là, on va vous brûler ! Vous avez dix minutes pour sortir parce qu’on va vous brûler ! » » Il n’y avait pas d’essence dans les bouteilles, juste l’eau d’un jeu sordide. Il était 3h30 du matin.
La paisible commune de Parnes dans l’Oise, au nord-ouest de Paris, est depuis plusieurs semaines le théâtre d’une troublante affaire de harcèlement collectif. Un somptueux château se tient là, au cœur d’un parc de 100 hectares classé monument historique. En contre bas, sur les terres qui ceinturent la bâtisse de 1200 m2, 140 emplacements de camping sont loués depuis 1976. 80 familles d’horizons très différents y résident, partiellement ou à l’année, dans des bungalows ou en caravane. Certaines sont propriétaires de leur mobile home. Toutes louent l’emplacement pour 235€ par mois, plus les charges d’eau et d’électricité.
Depuis le 26 février, une trentaine de maîtres-chiens exerce une pression morale systématique sur les habitants qui se disent aujourd’hui épuisé.
L’entrée de la propriété est soigneusement gardée, aucune personne extérieure n’est autorisée à rentrer - ni association, ni journaliste - et les coffres sont fouillés au cas où un intrus s’y cacherait.
Un couvre feu interdit toute circulation sans autorisation entre 21h30 à 8h00 du matin. Les véhicules sont même depuis peu totalement interdits de circulation dans l’enceinte du camping. Il faut finir sa route à pied et, pour certaines femmes, subir les railleries de quelques vigiles.
De jour comme de nuit, les vigiles tournent à grande vitesse dans le camping au volant de 4X4, en klaxonnant. Régulièrement, la nuit, ils réveillent les habitants sono hurlante au son de film d’horreur ou de propos pornographiques.
Dans la nuit du 15 avril à 3h00 du matin une déferlante de provocation a réveillé tout le camping.
«Ils se sont arrêtés devant chez moi, raconte Cyril Perennes un habitant du camping, ils m’ont pris un extincteur qu’ils ont vidé sur mon véhicule. Là, ils ont enflammés des caisses et des caisses de pétards à 5m de mon habitation.» Cette nuit-là le camping n’a retrouvé son calme qu’à 6h00 du matin.
Plusieurs mobiles homes ont par ailleurs été cambriolés et des infractions ont été constatées sans que l’enquête de gendarmerie ne puisse encore déterminer de coupable.
Ce cauchemar a gagné le camping après la vente, le 8 janvier, du château d’Alincourt et de 100 hectares de terre qui le borde. Le nouveau propriétaire, Alain Dumenil, un ancien banquier fortuné reconverti dans l’immobilier de luxe, souhaite se débarrasser du camping qui était vendu avec le château.
Les habitants ont donc reçu un avis leur annonçant qu’ils devaient « prendre congés » de l’emplacement qu’ils louent avant le 15 avril. Aux yeux du propriétaire donc, les résidents toujours en place sont des récalcitrants.
Les habitants se trouvent pourtant dans un flou juridique. S’ils sont considérés comme des campeurs, ils peuvent être expulsés sans procédure de relogement et sans indemnisation. « On est dans un camping , martèle Maître Guibere, avocat de Alain Dumenil, il n’y a aucun flou juridique. c’est une manipulation éhontée, accuse-t-il, l’association Droit au logement n’a rien à se mettre sous la dent médiatiquement elle, utilise cette affaire. »
Les habitants qui occupent leur emplacement en permanence souhaitent pourtant être reconnus comme des locataires, ce qui leur ouvre le droit à un relogement et à des indemnités. Ils n’ont pourtant ni droit de propriété, ni de permis de construire, et la préfecture de l’Oise rappelle que le camping à l’année n’est pas légal : « Contrairement à la réglementation, 60 de ces 80 emplacements étaient occupés en permanence » affirmait-elle dans un communiqué le 29 avril. Or ce camping est reconnu de longue date comme un lieu de résidence permanant. Certains habitants perçoivent des allocations de logement pour leur habitat au camping ce qui suppose qu’il sont reconnus comme des locataires. D’autres ont même été placés ici par les services sociaux d’après plusieurs habitants.
La justice doit trancher cet imbroglio le 11 mai et apprécier le statut des résidents du château d’Alincourt.
Pour l’heure un climat d’extrême tension persiste dans l’enceinte du château
« C’est l’isolement le plus totale, alerte Cyril Perennes, les gens ont peur. Certains ne sortent plus depuis des mois de peur d’êtres totalement dépouillés. »
Aujourd’hui Cyril Perennes continue de payer son loyer et ne souhaite pas renoncer à son droit. Il a pourtant quitté le château d’Alincourt pour se mettre en sécurité car en témoignant il s’est exposé aux pressions nourries des gardes. Les menaces là-bas étaient trop incessantes.
Ce harcèlement généralisé est-il une stratégie du nouveau propriétaire pour pousser les habitant à la fuite ?
Plusieurs fois les vigiles ont répété que tout le monde dans le camping devait partir. Il persiste donc peu de doute sur les raisons de leur présence.
Pour l’avocat du propriétaire en revanche il s’agit d’une simple mesure de sécurité. « Nous sommes dans un domaine classé monument historique, défend-t-il. Nous avons voulu le protéger, éviter les skoits qui étaient notre grand danger. »
Quant à des faits de harcèlement le démenti, de toute évidence, est formel : « il y a aucune volonté de harcèlement, s’énerve Maître Guibere, puisqu’on ne les fait pas partir. Il n’y a jamais eu de harcèlement quelconque. »
Il est quasiment impossible de prouver une éventuelle volonté de pousser les habitant au départ par un harcèlement systématique. En cas de problème avec la justice, il n’est pas difficile de faire apparaître les faits de harcèlement comme des dérapages de vigils isolés.
La gendarmerie souvent contactée dans l’urgence s’est dit incapable d’intervenir, au nom de la propriété privée. Mr Dumenil reste donc roi en son domaine au-dessus de tout droit. La gendarmerie de Chaumont-en-vexin n’as pas souhaité s’exprimer sur cette affaire tandis qu’a la compagnie de Meru on assure que les gendarmes sont présents quasi quotidiennement sur le site malgré des difficultés à travailler dans l’enceinte du camping.
«Pour reprendre l’expression de Jean Baptiste Herrault, de la fédération de l’association Droit au Logement (DAL), on est dans un far west sans chérif ni héros » observe Clément David de l’association Halem.
« Ce qui est proprement ubuesque, dénonce-t-il, c’est que le château a été acheté avec une décote puisqu’il est occupé et qu’il faut payer des indemnités d’expulsion pour l’exploiter vide. Il l’a acheté 4 millions 200 milles euros. C’est très peu cher pour un parc de 100 hectares et un château de 1200m2. »
La plus value du riche promoteur dans cette affaire se joue donc sur le départ des 80 familles, sans indemnités ni relogement, et par tous les moyens.
Quelques croquis
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histoire de meubler. et puis parce que c'est pratique.
[image: croquituslevoencre]
[image: croquitusslevotraival]
[image: croquituslev...
Il y a 3 jours
2 commentaires:
Cette affaire ressemble comme deux gouttes d’eau a celle survenue dans le sud de la France en 2006 et 2007, précisément à Mandelieu-la-Napoule dans le département des Alpes-Maritimes, où durant cette période elle a défrayé la chronique, sans que le préfet ni le parquet ne s’en émeuvent.
(Voir sur internet le reportage de sans aucun doute : le hameau où règne la loi du plus fort. Il s’agit d’une ancienne résidence de tourisme située en enclave aux pieds des montagnes de l’Esterel).
Les faits sont identiques : isolement total des locataires, vols, brutalités multiples sur les adultes et les enfants… perpétrés par des anciens militaires des pays de l’Est, faisant office en la circonstance de vigiles mais sans avoir les agréments préfectoraux indispensable à cette profession... . ITT de plusieurs semaines, plainte en abondance …et classement sans suite, systématique !
Avec au surplus des expulsions Mani militari des familles réfractaires aux diktats de ces individus, rémunérés (globalement) à plus de 100 000€, par mois, par une filiale du groupe bancaire Société générale, le but affiché étant de libérer les locaux...
De tous les événements qui se sont produits dans cette résidence il en ressort deux cas des plus dramatiques : 1-) la mise en danger de la vie d’une enfant de 5 ans, qui s’étouffait d’une bronchiolite compliquée par son état asthmatique de naissance, pendant que son médecin, appelait en urgence à son secours, se voyait refuser l’accès à la résidence.
Ce dernier a pu parvenir au chevet de son patient après que le représentant des locataires, ait réussi à joindre le chef de cabinet du préfet du département.
2-) La tentative d’homicide à l’endroit d’un couple et de deux enfants qui durant leur sommeil ont subi plusieurs heures de suite, les émanations de GAZ D’ECHAPPEMENT d’un véhicule de grosse cylindré, lequel a été machiavéliquement positionné dans la nuit sous leur fenêtre…
Les auteurs, s’étaient fait remarquer dans la journée à charger le réservoir de ce véhicule avec des gros jerricans avant de le déplacer en différents endroits du bâtiment, (cote fenêtre), comme s’ils étaient à la recherche de «l’emplacement idoine » pour accomplir leurs forfaits.
Le drame a été évitée de justesse, les parents ont été réveillés par les pleurs du nourrisson qui avait des difficultés à respirer, réactions normal d’un bébé de 7 mois, il était 1 h 30 du matin, la chambre occupée par cette famille ressemblait alors à un nuage, le père a mis les enfants à l’extérieur et prévenu la gendarmerie.
Le véhicule, était verrouillé avec le moteur en marche, l’auteur des faits, (on voit cet individu sur le site de credi de TF1 : émission sans aucun doute du 1 mai 2009, refouler des locataires avec une batte de baseball -on le voit aussi, associé à deux compères, frapper violemment une jeune femme sur You Tube) a reconnu devant les gendarmes, arrivés sur les lieux quelques minutes plus tard, que le véhicule tournait effectivement depuis 19h 30 !!! Et qu’il a fait ce qu’on lui a demandé de faire !!!
Pour la précision cette voiture, immatriculé dans les BdR, (13) ne lui appartenait pas ce qui prouve qu’il était bien en mission. Laa suite est que justement il n'y en jamais eu. Le témoin privilégié.
C'est une histoire de fou. Le plus étonnant c'est la position de l'avocat qui ne comprenait franchement pas pourquoi il recevait des appels. En fait ils trouve juste ça normal d'expulser des gens sans dignité, sous prétexte qu'ils sont propriétaires. Le droit de propriété est passé au dessus du droit de circulation, du droit au logement et du droit à la dignité.
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